Vendredi 10 Mars 2006 18h.41

Mercredi 9 avril 2008

Je pleure sans discontinuité depuis tout à l’heure.
Et non, même pour tout le reste de lui, je ne veux pas me voir dans cet état là.
Stop. Cela ne me va pas.

Je ne comprends pas ce qu’il veut de moi.
Quel rôle me donne-t-il dans son histoire ?
Il veut sauver son couple et il me cache sous son lit ? Pourquoi ?

Réponds à mes questions !
Je ne les poses pas pour remplir les vides..

Je deviens mono-maniaque.
Je ne peux m’empêcher de lui écrire des mails. Sans arrêt.

(…)


Vendredi 10 Mars 2006 18h.05

Mardi 8 avril 2008

Je ne veux pas lui faire peur mais..

après notre conversation, mon cerveau – qui évitait prudemment les coups de vent trop violents – est en train de s’écrouler. De grands pans de sable séché, coagulé s’effondrent. Une faille par laquelle s’échappent – rien ne peut les stopper – des millions, des milliards de petits grains. Un torrent déchaîné.

Oui, quel gâchis, quel dommage… qu’il ne puisse me sauver. Il est déjà très demandé – J’aurais dû arriver plus tôt .

Penser que tout se défait, en ce moment même, et qu’il n’y a rien à faire – Je ne sais pas quoi faire – m’arrache le cœur. Me tords de l’intérieur. Me froisse et me chiffonne.
Ne pas entendre les fins de ses phrases m’est insupportable.

Je suis dans la salle de bain, devant un miroir, et pour me déverser un peu, au moins, je regarde mon visage, mon corps. (Sans lui,) leur vanité me désespère. Ce qui les rends davantage laids, inutiles, insensés.
Comment sortir de cette spirale viciée ?
Je ne sais plus quoi faire de ce corps qui hésite entre 15 tonnes de tristesse et l’inconsistance de l’absurde.

(…)


Samedi 30 Février 2008 19h.55

Mardi 8 avril 2008

As usual, je collectionne les petites preuves – qui n’en sont pas – de son attachement pour moi.
J’en invente aussi.

3 days ago, My Dover Sampler. 2 1200 Ornamental Letters samples. J’avais espéré, un instant, y trouver son initiale. J’aurais pris ça pour un signe indiquant que l’univers, dans sa globalité, encourageait mes divagations – Bien sûr, je peux me tromper, mais la matière pure comment le pourrait-elle ? Sans conscience. Sans limites. Tout et toujours. Elle en sait tant. Et n’en sait rien. .
Je vois un A.
Espoir déçu.
L’autre est un S. Et si pour m’épargner je m’autorise à penser qu’oralement il n’est pas si différent, ce n’est qu’une moitié de preuve – peut-être moins .

1 day ago – oh surprise ! – My Dover Sampler bis. J’étais pourtant persuadée de n’en recevoir plus qu’un, ce depuis plusieurs semaines déjà. Bien. Je l’ouvre. Je ne réfléchis pas. 2 more Ornamental Letters. Rien de réellement palpitant. Voyons ces lettres.. Méritent-elles d’être archivées ? Les 1ères sont moches à mourir. Les 2èmes ressemblent un peu à celles du S., en moins lisible. Tant pis.. Je ne touche à rien. Je reste devant l’écran. Je pense à autre chose – À quoi ? À lui, peut-être. Je ne sais pas – mais je pense si souvent à lui . Je réfléchis. J’ai devant moi une lettre. Un C. C’est un C.! C’est un signe. Tout me parle de lui.
Ah ! Que je suis heureuse ! Je suis comblée. Je suis soulagée, c’est bien ainsi que les choses devaient se placer. Je clique, rêveuse, sur un 2ème exemple.. Un M. Je ne peux qu’en rire! Je n’avais rien 2 jours plus tôt, aujourd’hui j’ai exactement ce qu’il me faut.
Comme en primaire: C.+M.=amour éternel.
Je suis légère. Je suis bête. Et je m’(en) amuse.
Je vire au bleu. Voilà, oui: flore romantique.

(…)

Il m’écrit des cochonneries. Leur lecture m’écœure. En aucun cas ne m’excite.
Puis-je rétrograder jusqu’à l”indifférence ?
Mon cerveau ne l’imagine pas s’enfonçant en moi.
Il aurait pu faire battre mon cœur si vite. Il aurait pu le faire s’écraser lui-même sous un surplus de pression sanguine. J’aurais eu l’odeur caractéristique d’une femelle en rut deux secondes après l’avoir lu.
Aujourd’hui, rien – même en faisant très sérieusement l’effort de replonger dans tout ce qui me le rendait irrésistible .

Trop cru pour mon cœur de midinette ?
– ou pas assez pour mon cerveau de salope..

(…)


Jeudi 3 Avril 2008 15h.18

Jeudi 3 avril 2008

Je ne tiendrai jamais 3 mois face à ce néant là.

Des morceaux de lui tournoient encore trop souvent sous ma voute crânienne. Je meuble son silence de dizaines d’interrogations de conversations que je supporte mal de ne pouvoir formuler auxquelles je ne supporte pas de ne l’entendre répondre que je dois garder en tête pour les lui poser plus tard oralement puisque jamais ou si peu on ne l’a lu vu s’exprimer à la suite de questions notées.
Je regarde derrière moi. Ce n’est qu’un peu plus de 2 semaines. Ce n’est rien !
Comment lui est-il possible de se passer si simplement de moi ?

Aaaarrgh ! Je dois le détruire puisque je ne peux l’oublier. Je dois systématiquement écraser chaque petit morceau qui, à une infinité d’autres assemblé, compose l’ensemble auquel je l’ai assimilé. N’en faire qu’un tas de poussière. Et joyeusement m’y rouler.
C’est décidé: armée d’un marteau, je vais le détester !

Il me faudrait avant toute chose oublier la raison pour laquelle j’aurais aimé l’atomiser: je ne peux l’oublier.
Et cætera.
À perte de vue.

Oh ! Je ne m’en sors pas !

(Rassure-toi,
ce n’est qu’un instant de mon temps en plus de 3 jours.
À qui d’autre en parler si ce n’est à celui qui l’a provoqué ?)

(…)


Jeudi 28 Décembre 2006 01h.43

Lundi 31 mars 2008

J’ai des gants en cuir noir. Doublés de soie grise.
Des gants d’étrangleur.

(…)


Vendredi 14 Mars 2008 18h.47

Dimanche 30 mars 2008

FAIS-MOI PENSER À NE PAS ÊTRE LÀ LA PROCHAINE FOIS QU’IL DAIGNERA VOULOIR DE MOI.

(…)