Comme une image.
Fin du film, place à la réalité. Depuis le temps que l’envie de fumer me suivait, insistante (comme une ombre), je sors et j’allume une cigarette. Lumière plongeant sur des petites feuilles vertes ou violacées. Fumée s’envolant dans le ciel noir. Sensations – Une multitude de détails captivants. Une infinité de pièges à réflexions.
Partout. Tellement ! Quel vertige me prends lorsque j’essaye de visualiser… Tant et tant ! Comment ? Et moi ? Où ça ?
– Je le reconnais, ce chemin là mène à ma folie.
Pourquoi mon cerveau s’effondre-t-il, écrasé sous le poids d’expérimentations qui semblent vous laisser indifférents ?
Suis-je folle ? Suis-je seule, vraiment ? Suis-je si différente de vous ?
Si l’un d’entre vous était partit du même point que moi, en serait-il au même endroit ?
Lorsqu’I. sort lui aussi de chez moi fumer sa clope a-t-il le même genre de pensées ?
Comme une image & Anything else: les derniers films que j’ai vu, I., N. :les dernières conversations que j’ai eu, So broken, Quelque chose, Pieces, I fall in love too easily, Just one of those things, etc..
Apparemment, d’autres expriment des choses que je comprends, pour les avoir experimentées.
Rassurée !
Ne surtout pas douter.
Lorsque j’explique à P. ce raisonnement, quelques minutes plus tard, pourquoi faut-il qu’il me dise:
P’tain, quand tu vois un film, toi, ça va chercher loin ! Moi, j’aurais éteint la télé, pensé: Ouai.. Film de merde. , et serais allé fumer ma clope. C’est tout.
Toujours rassurée ?
(…)