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Mercredi 31 Janvier 2007 02h.38

Mardi 26 février 2008

Hier: vente aux enchères.

_ Vous êtes triste ?
_ Non.
_ Vous avez l’air triste.
_ Non, non. Tout va très bien.

_ Bonjour.
_ Bonjour.
_ Bonjour.

_ Bonjour.
_ Bonjour.
_ Vous avez acheté ?
_ Heu.. oui. Enfin, par l’intermédiaire de …
_ Lesquels ?

_ Le Gasquet et deux autres… je ne me souviens plus vraiment de.. Un qui s’appelle Détente, je crois… et le petit, celui-là, le..
(il est repartit. Empiler quelques chaises)
(Un vieux monsieur comme lui. Qui doit être un ami de ma mère, si elle l’a salué ainsi – peut-être quelqu’un de la Souris Verte ? Je devrais sans doute l’aider à empiler ses chaises. Oui. Occupons-nous)
_ Non ! Laissez. Laissez-moi. Je vais le faire…
_ Oh, ne vous inquiétez pas, je fais déménageuse, parfois.
_ Vous êtes magnifique..
_ Pourquoi ? Pour si peu ?
_ J’aurais dû vous épouser.

?

(…)

Samedi 30 Décembre 2006 18h.44

Samedi 16 février 2008

J’hésite encore pour l’instant mais il me semble envisageable de ne rien faire demain soir.
Rumilly est loin (j’ai trop peur de ne plus savoir conduire), N. finit tard, les autres sont indisponibles ou insuffisants. Une seule vraie raison de me motiver: je déteste qu’on ai pitié de moi lorsque je ne vois pas, moi-même, de motifs de plainte. Je trouve ça humiliant de m’entendre dire brutalement que, d’un certain point de vue, ma vie à l’air suffisament merdeuse pour qu’on me prenne en pitié.
Pas enviable.

Une idée toute neuve: si j’allais changer d’année au Look bar ?
Mouai, y aura certainement des vieux dégueulasses qui voudront m’embrasser..
Et après toi, vraiment pas.

(…)

Vendredi 22 Décembre 2006 02h.22

Mercredi 23 janvier 2008

Comme j’ai mal ! Mon visage ! Mon nez s’est enfoncé entre mes yeux, il est remonté jusqu’à mon cerveau. Ma mâchoire, luxée, se distord sous la pression de mes dents, enflées. Je laisserais volontiers ma tête pendre le long de mon cou mais il me faudrait alors m’égorger. Est-ce bien la solution ?
Je pourrais prendre un cachet, bien sûr, mais j’aime à penser qu’il m’est possible de ne ressentir aucune douleur, si je le veux..
(Merteuil s’enfonçait bien les pointes d’une fourchette sous les ongles – elle n’est pas un exemple.
Je peux me laisser souffrir un peu, si je le veux..
Voilà ma définition personnelle du sado-masochisme.)

Développons..
Voilà tout l’intérêt et la perversité de ce genre de jeux, lorsqu’ils sont subtilement (pourquoi se contenter de peu ?) interprétés: le dominant ne l’est que parce que le dominé accepte de lui laisser croire que cette place lui est due. Qui, dans ce cas, a l’ascendant sur l’autre ? Et si celui-ci s’enivre trop évidemment de son pouvoir sous-jacent, les rapports s’inversent… Sachant cela profites-en, mais raisonnablement… Ce retournement s’appliquerait-il tout autant à celui qui, en apparence, manipule le corps qu’on lui abandonne ? S’il se laisse subjuguer par l’emprise latente qui s’en exhale, ne s’abimera-t-il pas alors dans une contemplation passive qui le fera s’effacer au bénéfice de son rival.

Oui! Je trouve cela supremmement excitant !
(Très difficile à réaliser, c’est vrai.
De l’exigence naît une jouissance si forte !
J’aime à passer outre tous ces efforts..)

(…)

Mercredi 17 Janvier 2007 02h.29

Dimanche 13 janvier 2008

Comme une image.

Fin du film, place à la réalité. Depuis le temps que l’envie de fumer me suivait, insistante (comme une ombre), je sors et j’allume une cigarette. Lumière plongeant sur des petites feuilles vertes ou violacées. Fumée s’envolant dans le ciel noir. Sensations – Une multitude de détails captivants. Une infinité de pièges à réflexions.
Partout. Tellement ! Quel vertige me prends lorsque j’essaye de visualiser… Tant et tant ! Comment ? Et moi ? Où ça ?
– Je le reconnais, ce chemin là mène à ma folie.

Pourquoi mon cerveau s’effondre-t-il, écrasé sous le poids d’expérimentations qui semblent vous laisser indifférents ?
Suis-je folle ? Suis-je seule, vraiment ? Suis-je si différente de vous ?
Si l’un d’entre vous était partit du même point que moi, en serait-il au même endroit ?
Lorsqu’I. sort lui aussi de chez moi fumer sa clope a-t-il le même genre de pensées ?
Comme une image & Anything else: les derniers films que j’ai vu, I., N. :les dernières conversations que j’ai eu, So broken, Quelque chose, Pieces, I fall in love too easily, Just one of those things, etc..
Apparemment, d’autres expriment des choses que je comprends, pour les avoir experimentées.

Rassurée !

Ne surtout pas douter.
Lorsque j’explique à P. ce raisonnement, quelques minutes plus tard, pourquoi faut-il qu’il me dise:
P’tain, quand tu vois un film, toi, ça va chercher loin ! Moi, j’aurais éteint la télé, pensé: Ouai.. Film de merde. , et serais allé fumer ma clope. C’est tout.

Toujours rassurée ?

(…)

Lundi 12 Juin 2006

Samedi 12 janvier 2008

Ma chair… je vais mourir.
Je vais mourir, mais pas tout de suite. Mon corps, mes seins, ma main dans le vide. Le néant. Rien d’autre. Moi, sans sensations, le cerveau gelé. La peur du vide.
Alors: Saturer l’espace d’objets, remplir le temps d’hommes et donner de l’importance au moindre élément (sélectionner tout de même). Peu importe. Pouvoir se laisser captiver par le plus petit d’entre eux si lui seul m’est accessible. Et s’il le faut, se rapprocher encore, coller son nez à la toile, pour trouver absolument quelque chose ou quelqu’un qui veuille bien me charmer, m’hypnotiser, un moment.

Voilà ! Je suis occupée.

(…)

Vendredi 12 Novembre 2004

Vendredi 11 janvier 2008

Mon cerveau est un monstre.

Il s’approche durant la nuit de sa proie sans se faire remarquer. Il choisit toujours la personne qui compte le plus pour moi à cet instant, et l’odeur de mon humanité l’excite. Il tourne lentement, puis d’un pas de plus en plus décidé, autour de sa future victime. Il la flaire, il l’observe, la guette, ingurgite, se goinfre d’un maximum d’informations sur celle-ci. Mais il n’en est pas satisfait. Il lui faut ensuite … la dévorer, la digérer, la décomposer, la démystifier, et l’expulser ainsi souillée.

(…)