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Dimanche 27 Avril 2008 11h.41

Samedi 31 mai 2008

Je l’ai découvert par hasard. Je n’ai pas pu résister. Je l’ai acheté.

Le double vinyl Cello De Vincent Segal me nargue, fermé, posé sur ma vieille platine.
Je ne l’ai pas encore passé.
Je refuse de gâcher par excès d’empressement ma première écoute – une seul fois sans repères .
Je maugrée mollement après le diamant usé qui orne la tête de lecture, le câble absent qui n’alimente pas la deuxième enceinte et cette bizarrerie qui fait s’accompagner la lecture de disques du bruit, en fond, de je ne sais quelle fréquence radio.
Mollement seulement. Car j’aime l’instant qui précède la possession – matérielle/intellectuelle – d’un objet désiré. Particulièrement lorsque celui-ci n’attend que notre disposition.

Une statuette en ivoire sculpté. Nue, les bras levés. 10,8 cm. Dans un écrin de présentation en maroquin grenat aux petits fers dorés.
Je ne l’ai qu’aperçue. Je ne peux qu’imaginer l’effet de son cuir sombre sous mes doigts – je sens un grain léger, peu marqué, une peau usée, plus fine, plus souple par endroit, un liseré appuyé qui s’étend le long des bords, un angle usé au carton écrasé – , l’effet de son tissu rouge grenat – satiné – , l’effet de ses courbes d’ivoire sous mes doigts – si fraîches, si lisses

En patientant, je fantasme sur la pochette. Je la vois. Même au loin, elle m’attire. Elle est élégante, sombre et douce. Elle passe sa main sur mon cou et je soupire de désir.

(…)

Vendredi 26 Mars 2008 14h.14

Mercredi 23 avril 2008

Vous ne savez plus baiser – encore moins faire l’amour ! .
Vous êtes des machines qui baisent.
Pas d’excitation.
Pas de perversion.
Rien d’autre qu’un mouvement mécanique, répété, de balancier.
Si encore vous baisiez comme des machines,
vous ne feriez que leur ressembler.
Raté !
Vous en êtes devenu.
Je m’ennuie avec vous au lit..

Je m’amuse bien plus à imaginer qu’à réaliser.

(…)

Mercredi 09 Avril 2008 00h.56

Jeudi 10 avril 2008

Suis en retard, suis en retard..

Oh… Faites que les pluies diluviales viennent ! Qu’elles s’écoulent en torrents des cavernes écartées jusqu’à la vallée pelée. Qu’elles ravinent, s’il le faut, la peau de méandres incarnats. Pareils à l’embouchure d’un fleuve sur les cuisses tatouée.
Que la chair enfin soit de sang tachée et l’abdomen purgé.

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Jeudi 28 Décembre 2006 01h.43

Lundi 31 mars 2008

J’ai des gants en cuir noir. Doublés de soie grise.
Des gants d’étrangleur.

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Samedi 24 Novembre 2007 20h20

Vendredi 28 mars 2008

..Dans ces cas-là, quand je suis chez moi, ce que je fais, c’est rester dans mon lit. Et je me branle en permanence…

Je me branlais moi aussi très souvent quand je ne trouvais rien de mieux à faire. Le problème c’est qu’à la longue, sans m’en apercevoir, j’ai fini par associer branlette & mal-être. Quand je vais bien, ça me laisse un sale goût. Quand je retombe, je sais très bien pourquoi je le fais: pour m’occuper. Je m’endors après, ça passe le temps . Je ne peux pas me duper bien longtemps. Je me regarde de loin, froidement, alors je me trouve d’autant plus minable.
Je trouve dommage de délibérément gangrener ce qui devrait ne rester que pur plaisir.
Cette technique ne me convient plus.

(…)

Dimanche 21 Janvier 2007 21h.35

Mercredi 5 mars 2008

Avec l’âge, leur but ne semble plus être la découverte - pour l’amour de la connaissance - mais l’élimination du doute de leur pensées. Se considérer comme, à priori, plus proche de la vérité, années après années. Pas le temps de se remettre en question. Comment sciemment détruire si l’on s’est persuadé que la reconstruction ne pourra nous profiter ?
Préservez-vous - pour l’amour de vous-même - , lâches !

Pleine de fantômes, aujourd’hui. Comme si je n’en avais pas déjà bien assez, j’anticipe et convoque ceux qui, par malchance, ne manqueront pas de venir grossir la procession qui m’accompagne d’ors et déjà. Je pense à vous que j’ai aimé (Tels que vous étiez / Tels que je vous percevais. Je vous aimerai toujours).
Triste sans savoir pourquoi, quoi (comme un dimanche).

(…)