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Samedi 30 Février 2008 19h.55

Mardi 8 avril 2008

As usual, je collectionne les petites preuves – qui n’en sont pas – de son attachement pour moi.
J’en invente aussi.

3 days ago, My Dover Sampler. 2 1200 Ornamental Letters samples. J’avais espéré, un instant, y trouver son initiale. J’aurais pris ça pour un signe indiquant que l’univers, dans sa globalité, encourageait mes divagations – Bien sûr, je peux me tromper, mais la matière pure comment le pourrait-elle ? Sans conscience. Sans limites. Tout et toujours. Elle en sait tant. Et n’en sait rien. .
Je vois un A.
Espoir déçu.
L’autre est un S. Et si pour m’épargner je m’autorise à penser qu’oralement il n’est pas si différent, ce n’est qu’une moitié de preuve – peut-être moins .

1 day ago – oh surprise ! – My Dover Sampler bis. J’étais pourtant persuadée de n’en recevoir plus qu’un, ce depuis plusieurs semaines déjà. Bien. Je l’ouvre. Je ne réfléchis pas. 2 more Ornamental Letters. Rien de réellement palpitant. Voyons ces lettres.. Méritent-elles d’être archivées ? Les 1ères sont moches à mourir. Les 2èmes ressemblent un peu à celles du S., en moins lisible. Tant pis.. Je ne touche à rien. Je reste devant l’écran. Je pense à autre chose – À quoi ? À lui, peut-être. Je ne sais pas – mais je pense si souvent à lui . Je réfléchis. J’ai devant moi une lettre. Un C. C’est un C.! C’est un signe. Tout me parle de lui.
Ah ! Que je suis heureuse ! Je suis comblée. Je suis soulagée, c’est bien ainsi que les choses devaient se placer. Je clique, rêveuse, sur un 2ème exemple.. Un M. Je ne peux qu’en rire! Je n’avais rien 2 jours plus tôt, aujourd’hui j’ai exactement ce qu’il me faut.
Comme en primaire: C.+M.=amour éternel.
Je suis légère. Je suis bête. Et je m’(en) amuse.
Je vire au bleu. Voilà, oui: flore romantique.

(…)

Il m’écrit des cochonneries. Leur lecture m’écœure. En aucun cas ne m’excite.
Puis-je rétrograder jusqu’à l”indifférence ?
Mon cerveau ne l’imagine pas s’enfonçant en moi.
Il aurait pu faire battre mon cœur si vite. Il aurait pu le faire s’écraser lui-même sous un surplus de pression sanguine. J’aurais eu l’odeur caractéristique d’une femelle en rut deux secondes après l’avoir lu.
Aujourd’hui, rien – même en faisant très sérieusement l’effort de replonger dans tout ce qui me le rendait irrésistible .

Trop cru pour mon cœur de midinette ?
– ou pas assez pour mon cerveau de salope..

(…)

Jeudi 3 Avril 2008 15h.18

Jeudi 3 avril 2008

Je ne tiendrai jamais 3 mois face à ce néant là.

Des morceaux de lui tournoient encore trop souvent sous ma voute crânienne. Je meuble son silence de dizaines d’interrogations de conversations que je supporte mal de ne pouvoir formuler auxquelles je ne supporte pas de ne l’entendre répondre que je dois garder en tête pour les lui poser plus tard oralement puisque jamais ou si peu on ne l’a lu vu s’exprimer à la suite de questions notées.
Je regarde derrière moi. Ce n’est qu’un peu plus de 2 semaines. Ce n’est rien !
Comment lui est-il possible de se passer si simplement de moi ?

Aaaarrgh ! Je dois le détruire puisque je ne peux l’oublier. Je dois systématiquement écraser chaque petit morceau qui, à une infinité d’autres assemblé, compose l’ensemble auquel je l’ai assimilé. N’en faire qu’un tas de poussière. Et joyeusement m’y rouler.
C’est décidé: armée d’un marteau, je vais le détester !

Il me faudrait avant toute chose oublier la raison pour laquelle j’aurais aimé l’atomiser: je ne peux l’oublier.
Et cætera.
À perte de vue.

Oh ! Je ne m’en sors pas !

(Rassure-toi,
ce n’est qu’un instant de mon temps en plus de 3 jours.
À qui d’autre en parler si ce n’est à celui qui l’a provoqué ?)

(…)

Vendredi 14 Mars 2008 18h.47

Dimanche 30 mars 2008

FAIS-MOI PENSER À NE PAS ÊTRE LÀ LA PROCHAINE FOIS QU’IL DAIGNERA VOULOIR DE MOI.

(…)

Vendredi 26 Octobre 2007 06h.29

Jeudi 20 mars 2008

Ne te méprends pas. Je ne suis pas amoureuse de C. .
Le fait qu’il m’ai manqué – si, les premiers jours – ne prouve rien d’autre que le fait que je m’habitue vite à une présence quelle qu’elle soit – et présent, il l’était sacrément . J’aurais pu finir étouffée entre ses mains sur ma nuque, ses manies de vieux garçon, ses vinyles et ses sautes d’humeur – et que, comme souvent dans les cas d’accoutumance, de l’absence nait un manque.
Je ne nie pas l’avoir trouvé charmant. S’il ne l’avait pas été, cela se serait passé bien autrement.
Je reconnais avoir – pris plaisir à m’ – imaginé – er – former un couple – naturellement ,(presque) parfait – lui & moi. Pourquoi m’en serais-je privée ? Il ne paraît pas totalement insensé de se demander si celui qui partage, pour quelques jours, vos nuits ne pourrait en passer un peu plus en votre compagnie.
J’avouerais même, si j’en était tout à fait sûre – est-ce le cas ? – , que j’aurais aimé pouvoir le rendre irrémédiablement attaché à moi – sans contraintes, simplement par goût..
Mais, sois-en assuré, je ne suis pas plus amoureuse de C. que de n’importe quel homme sachant se montrer agréable avec moi. Nope, dude !

Je me souviens maintenant pourquoi je lui parlais si peu de moi. Je n’avais pas envie de l’entendre dire ” Quoi ? Tu es/fais/aimes ça..?? Nan ! C’est vraiment trop nul, pourtant…”. Je l’aurais automatiquement traduit par “T’es vraiment trop nulle…”. Je ne l’aurais pas supporté.
J’ai eu ce même réflexe durant cette semaine.

(…)

Dimanche 16 Mars 2008 04h.45

Dimanche 16 mars 2008

Me suis-je enrayée ? – Non, c’est vérifié.
Vendredi très tard ou Samedi très tôt.
Je sais, je viens à peine de lui expliquer que nous ne coucherons plus ensemble, que je veux un mec à moi qui m’aime, que ça n’a rien à voir avec C., que je ne veux pas être là seulement lorsque d’autres n’occupent plus de place, que je ne veux pas non plus lui donner celle que je refuse pour moi, que 2 ans c’est déjà long, que je ne supporte pas d’être mise à l’écart 1 ou 2 mois ponctuellement, que le sexe ne m’attire plus autant qu’avant.
Et je sais qu’il vient de me dire qu’il respecte mon choix, qu’il est content que je lui explique cela comme ça, que cela ne vient pas de nul part, qu’il s’y attendait un peu, que j’ai ce discours depuis quelques temps déjà – il me semble lire dans son regard de l’admiration devant ma détermination .
Mais dans ses bras – je jure que je m’y suis pas installée pour ça – lorsqu’il glisse ses doigts sur ma poitrine et dit avoir très envie de m’embrasser, comment résister, ne pas franchir cette limite que je ne sais où placer ?
Un 1/4 d’heure ? 30 minutes ? Un si long baiser. Sa langue si grosse qui remplit ma bouche, qui tourne autour de la mienne, se glisse entre mes gencives et mes lèvres, caresse mes dents. Ses lèvres si douces. Sa barbe courte arrache sans fin la peau de mes joues. Je ne suis plus qu’une bouche à deux langues qui se vrillent l’une dans l’autre. Je respire difficilement. J’avale notre salive comme je peux. Par réflexe. Je suis toute entière buccale et plus rien n’a d’existence.
Ses mains larges et pesantes parcourent la peau de mon dos. Il contient mon bassin. Ses pectoraux et ses biceps délicieusement bombés. Je caresse si bien ses seins. Mon torse nu sur son lit. Sa bouche qui gobe mes tétons. Ses fesses creusées sur les côtés. Nos anus en simultané stimulés. Je veux qu’il éjacule en moi. Je viens d’avoir mes règles. 3 poussées.
Tu ne m’avais jamais embrassé comme ça. Viens sur moi.
J’adore faire l’amour avec toi, N.
Et après tu te sens bien.

J’aime sentir son foutre qui, s’écoulant de mon sexe, souille ma culotte lorsque je marche dans la rue.
J’aime sentir l’odeur forte du sperme qui s’échappe de mon entre-cuisses lorsque je m’assois sur la cuvette.
Je ne vais pas prendre de douche immédiatement – rituellement effacer toute trace d’intrusion .
Je le garde sur moi quelques heures.

Ce n’était pas prévu. Ce n’en était pas le but. Mais c’est un joli pied de nez.
Tu ne sais pas ce que tu manques..
Je sais que je suis passée tout près de toi cette nuit.
Tu dormais et ne le sauras jamais.

(…)

Mercredi 06 Février 2008 18h.41/19h.41

Lundi 3 mars 2008

18h.41

Tu me fatigues..

Je piétines.
Je vais et je viens.
Je n’arrive pas à te laisser au loin.
Hier encore, j’ai essayé..
Aujourd’hui déjà, je le regrette(rais presque).
A quoi bon te quitter si tu ne me reviens pas ?

19h.41

Jette-moi, toi.
Fais-moi bien mal.
Sois odieux, s’il te plaît. Je ne le supporterai pas.
Je ne pourrai me plaindre de toi. Que de moi.

J’arrêterai de parler seule.
Tu ne me lis plus, n’est-ce pas ?

(…)