Jeudi 4 Janvier 2007 20h.24
Mardi 25 mars 2008Après.
Je suis – j’ai choisi – le diable qui sort de sa boîte avec toujours le même entrain. Chouette ! Chouette ! Chouette ! Quelqu’un me demande. Quelqu’un m’attend ? On m’a choisie. J’arrive. J’ai mis mon plus beau sourire. Regarde-moi ! Je bondis hors de mon cube, pour moi, petit. Lumière: chaleur et reconnaissance. Tout ça pour moi ? Je vais sauter sur toi qui vient de m’éblouir. Je vais faire une guirlande de fleurs et la donner…
Oh ! A qui ?
Je me lance. Ils m’écrasent.
Lorsqu’on m’appelle ce n’est que pour me renvoyer au marteau, sonnée, dans l’obscurité. Jack in the Box livré dans sa chaise à torture à ceux qui voudront bien profiter de sa naïveté.
J’aurais dû m’y attendre, je sais. A force de coups répétés peut-être cela finira-t-il par entrer.
(Les Vagues. Oh ! Les Vagues… ).
J’en ai un peu marre de vous laisser me ratatiner.
Je vieillis. Je m’assèche. Je me ternifie.
Je vois mon reflet et je me dis que je vieillis.
Si grise, si rêche, si dure.
Un peu d’ironie.
Si j’avais encore sa basse chez moi je pourrais – me défouler, me défrustrer – réaliser le fantasme de P. Je m’empalerais sur le manche, la crosse où cela me serait possible… et la lui rendrais ainsi souillée.
(…)