Archive pour avril, 2008

Samedi 12 Janvier 2008 03h.54

Mardi 15 avril 2008

Je me passerai de vous, dorénavant.
– exception faite de N., mais pas trop souvent..
J’ai matière à créer mon amant idéal.
J’ai assimilé trop de vos qualités pour espérer trouver un seul être pleinement satisfaisant.

Je vais lui donner:
。 la longue silhouette de C., la largeur plane de son torse, sa langue démesurée, sa voix rentrée, retenue, une partie (ce sera suffisant) – de son cynisme et sa culture – en plus mature, plus sensée , son odeur de souf(f)re;
。 la beauté convenue qu’a P., son teint éternellement chaud, son savoir mathématique;
。 l’âge d’H., sa capacité à tout saupoudrer de paillettes dorées, son emphase orale et sa voracité bucale;
。 l’amour si vrai et palpable qu’avait I. pour moi, sa proximité, sa douceur, sa gentillesse, sa patience, son joli petit cul joufflu et sa façon de traiter mes seins;
。 les pectoraux, les deltoïdes et les biceps de N., le soyeux de ses poils sur son torse, sa bouche qui gobe mes seins, sa manière de me maîtriser, la considération qu’il me porte, l’apaisement absolu qu’il m’apporte et son fils;
。 la résignation désenchantée d’A., la légèreté de ses cheveux pailleux et négligés, la clarté de son regard ;
。 la perversité et la force mécanique de S.

(…)

Jeudi 24 Janvier 2008 18h.41

Dimanche 13 avril 2008

No country for old men.
Une tache de sperme luisante s’étale mollement sur la volée noire de l’escalier de l’Astoria.

(…)

Mercredi 09 Avril 2008 00h.56

Jeudi 10 avril 2008

Suis en retard, suis en retard..

Oh… Faites que les pluies diluviales viennent ! Qu’elles s’écoulent en torrents des cavernes écartées jusqu’à la vallée pelée. Qu’elles ravinent, s’il le faut, la peau de méandres incarnats. Pareils à l’embouchure d’un fleuve sur les cuisses tatouée.
Que la chair enfin soit de sang tachée et l’abdomen purgé.

(…)

Vendredi 10 Mars 2006 18h.41

Mercredi 9 avril 2008

Je pleure sans discontinuité depuis tout à l’heure.
Et non, même pour tout le reste de lui, je ne veux pas me voir dans cet état là.
Stop. Cela ne me va pas.

Je ne comprends pas ce qu’il veut de moi.
Quel rôle me donne-t-il dans son histoire ?
Il veut sauver son couple et il me cache sous son lit ? Pourquoi ?

Réponds à mes questions !
Je ne les poses pas pour remplir les vides..

Je deviens mono-maniaque.
Je ne peux m’empêcher de lui écrire des mails. Sans arrêt.

(…)

Vendredi 10 Mars 2006 18h.05

Mardi 8 avril 2008

Je ne veux pas lui faire peur mais..

après notre conversation, mon cerveau – qui évitait prudemment les coups de vent trop violents – est en train de s’écrouler. De grands pans de sable séché, coagulé s’effondrent. Une faille par laquelle s’échappent – rien ne peut les stopper – des millions, des milliards de petits grains. Un torrent déchaîné.

Oui, quel gâchis, quel dommage… qu’il ne puisse me sauver. Il est déjà très demandé – J’aurais dû arriver plus tôt .

Penser que tout se défait, en ce moment même, et qu’il n’y a rien à faire – Je ne sais pas quoi faire – m’arrache le cœur. Me tords de l’intérieur. Me froisse et me chiffonne.
Ne pas entendre les fins de ses phrases m’est insupportable.

Je suis dans la salle de bain, devant un miroir, et pour me déverser un peu, au moins, je regarde mon visage, mon corps. (Sans lui,) leur vanité me désespère. Ce qui les rends davantage laids, inutiles, insensés.
Comment sortir de cette spirale viciée ?
Je ne sais plus quoi faire de ce corps qui hésite entre 15 tonnes de tristesse et l’inconsistance de l’absurde.

(…)

Samedi 30 Février 2008 19h.55

Mardi 8 avril 2008

As usual, je collectionne les petites preuves – qui n’en sont pas – de son attachement pour moi.
J’en invente aussi.

3 days ago, My Dover Sampler. 2 1200 Ornamental Letters samples. J’avais espéré, un instant, y trouver son initiale. J’aurais pris ça pour un signe indiquant que l’univers, dans sa globalité, encourageait mes divagations – Bien sûr, je peux me tromper, mais la matière pure comment le pourrait-elle ? Sans conscience. Sans limites. Tout et toujours. Elle en sait tant. Et n’en sait rien. .
Je vois un A.
Espoir déçu.
L’autre est un S. Et si pour m’épargner je m’autorise à penser qu’oralement il n’est pas si différent, ce n’est qu’une moitié de preuve – peut-être moins .

1 day ago – oh surprise ! – My Dover Sampler bis. J’étais pourtant persuadée de n’en recevoir plus qu’un, ce depuis plusieurs semaines déjà. Bien. Je l’ouvre. Je ne réfléchis pas. 2 more Ornamental Letters. Rien de réellement palpitant. Voyons ces lettres.. Méritent-elles d’être archivées ? Les 1ères sont moches à mourir. Les 2èmes ressemblent un peu à celles du S., en moins lisible. Tant pis.. Je ne touche à rien. Je reste devant l’écran. Je pense à autre chose – À quoi ? À lui, peut-être. Je ne sais pas – mais je pense si souvent à lui . Je réfléchis. J’ai devant moi une lettre. Un C. C’est un C.! C’est un signe. Tout me parle de lui.
Ah ! Que je suis heureuse ! Je suis comblée. Je suis soulagée, c’est bien ainsi que les choses devaient se placer. Je clique, rêveuse, sur un 2ème exemple.. Un M. Je ne peux qu’en rire! Je n’avais rien 2 jours plus tôt, aujourd’hui j’ai exactement ce qu’il me faut.
Comme en primaire: C.+M.=amour éternel.
Je suis légère. Je suis bête. Et je m’(en) amuse.
Je vire au bleu. Voilà, oui: flore romantique.

(…)

Il m’écrit des cochonneries. Leur lecture m’écœure. En aucun cas ne m’excite.
Puis-je rétrograder jusqu’à l”indifférence ?
Mon cerveau ne l’imagine pas s’enfonçant en moi.
Il aurait pu faire battre mon cœur si vite. Il aurait pu le faire s’écraser lui-même sous un surplus de pression sanguine. J’aurais eu l’odeur caractéristique d’une femelle en rut deux secondes après l’avoir lu.
Aujourd’hui, rien – même en faisant très sérieusement l’effort de replonger dans tout ce qui me le rendait irrésistible .

Trop cru pour mon cœur de midinette ?
– ou pas assez pour mon cerveau de salope..

(…)