Mardi 11 Mars 2008 08h.28
Samedi 26 avril 2008Ses lunettes de soleil perdues que je trouve par hasard sous mon coude à l’instant où il commence sa phrase.
Que puis-je faire de lui ?
Comment ne pas vouloir le sauvegarder ?
Il ne m’aime pas. Il me l’a dit, il ne peut pas.
Cela se sent lorsque nous faisons ce qui devrait être l’amour. Il ne se fond jamais pleinement en moi.
Il reste un homme couché à côté d’une femme qu’il pénètre, qu’il touche, qu’il voit. Tièdement. Ce n’est pas froid. Ce n’est pas cela. Ce n’est qu’une légère faille qui nous sépare. Mais qui m’envoie en pleine gueule, alors que je devrai m’abandonner aux va-et-vient de son vit dans mon ventre, Tu n’es pas là Ce n’est pas toi Je ne te vois pas Je ne veux pas vraiment de toi Voilà, c’est fait Remballe-toi.
Des claques sur ta petite gueule d’écervelée.
Est-ce moi qui le retiens au loin de peur qu’il ne veuille approcher ?
Me suis-je enrayée?
Mon corps est-il givré – chaud mais froid – dans ses bras ?
Une capote usagée prise dans le plastique du sac poubelle de sa salle de bain. Depuis combien de temps en est-elle prisonnière ? S’est-elle, seule, égarée ? Ou un banc entier repose-t-il dans ces filets ?
Comment a-t-il pu rester calme ? Pourquoi avoir été aussi gentil ?
Ça n’aurait servi à rien – Cela a-t-il plus d’utilité ? .
Je le crois de nature infidèle.
Il ne s’empêcherait pas de sauter une fille sublime, intelligente, intéressante pour la seule raison qu’il me baise ces derniers temps, de temps en temps, n’pas ?
Est-ce ce qui le fais fuir les relations de couple ? De même que ces mesquines disputes qui lui paraissent inévitables ?
Est-ce important ? L’est-ce plus ? L’est-ce moins ? Autant ?
En 5 mois, il me revient tous les mois.
Une fille, jolie, sur les Champs. Un bel appât.
On pourra se parler ?
En une seconde, le voir se transformer.
Ses yeux jaunissent. Ses dents s’allongent. Je le sens lui-aussi grand méchant.
Une dose de plus d’antalgique.
Aucune réaction.
Je finirais par ne plus rien sentir
– pour lui aussi .
I. a conforté l’idée qu’il m’a donné de lui.
Il ne veut pas – pas tout de suite – me lâcher. Il ne sait pas pour autant ce qu’il veut.
J’ajouterai qu’il ne me semble pas très honnête envers lui-même.
Et qu’il ne sait, par-dessus tout, synthétiser ce qu’il pourrait vouloir.
Mais pourquoi me répète-t-elle que je devrais savoir ce qu’il me reste à faire – faire mes valises, prendre un avion et le rejoindre à Brighton, au Laos ou ailleurs – alors qu’il est clair que je ne ferais jamais cela pour aucun amant, que je suis persuadée qu’il n’existerait pas de plus sûr moyen de le faire fuir définitivement et que je jurerais qu’il lui serait à elle-même impossible d’agir ainsi ?
Quelle misère M. ..!
Toujours se faire prendre aux mêmes pièges.
Combien de fois te verras-tu en pleurs dans des cuisines, des salles-de-bain, des chiottes, des lits, des voitures, des trains… pour un coup de trop dans ton cul ?
Je ne supporte plus de l’entendre parler de ces filles sublimes qu’il fantasme à longueur de journée alors que je ne suis bonne qu’en suçant.
Jamais complimentée.
Les seuls qu’il m’adresse sont des taches rouges sur ses tempes, son front, ses joues.
Je viens de briser une règle: pas de sexe après manger.
Sur son canapé lorsqu’il jouit sous ma langue, dans ma bouche, sa main écrase mes doigts où s’enfoncent les rainures acérées de ma bague altérée.
Je perçois la violence de sa jouissance dans l’étreinte de sa main, la tension de sa verge, les spasmes de son éjaculation – si forte, si longue.
Son sexe porte sous son gland, sur sa gauche, une cloque molle – comme une ampoule encore close – qui l’effraie. Cela ne m’étonne pas. Je ne l’avais jamais senti jouir aussi intensément. Je ne me souviens pas avoir senti quiconque éjaculer si puissamment.
Son désir déjà s’effrite..
Si sa fin est inévitable, qu’elle vienne vite.
Pas de baisers empruntés. Pas de plaisir artificiel.
Embrasse-moi ! Enlace-moi ! Caresse-moi ! Regarde-moi ! Lèche-moi ! Effleure-moi ! Suce-moi ! Touche-moi ! Serre-moi ! Secoue-moi ! Excite-moi ! Gobe-moi ! Emplis-moi !
(…)
Tags: éjaculation, démystification, des claques!, douter, en chaleur humaine, fascination, frustration, masochisme, masturbation, portrait, reproduction, saturation