Vendredi 10 Mars 2006 18h.05
Mardi 8 avril 2008Je ne veux pas lui faire peur mais..
après notre conversation, mon cerveau – qui évitait prudemment les coups de vent trop violents – est en train de s’écrouler. De grands pans de sable séché, coagulé s’effondrent. Une faille par laquelle s’échappent – rien ne peut les stopper – des millions, des milliards de petits grains. Un torrent déchaîné.
Oui, quel gâchis, quel dommage… qu’il ne puisse me sauver. Il est déjà très demandé – J’aurais dû arriver plus tôt .
Penser que tout se défait, en ce moment même, et qu’il n’y a rien à faire – Je ne sais pas quoi faire – m’arrache le cœur. Me tords de l’intérieur. Me froisse et me chiffonne.
Ne pas entendre les fins de ses phrases m’est insupportable.
Je suis dans la salle de bain, devant un miroir, et pour me déverser un peu, au moins, je regarde mon visage, mon corps. (Sans lui,) leur vanité me désespère. Ce qui les rends davantage laids, inutiles, insensés.
Comment sortir de cette spirale viciée ?
Je ne sais plus quoi faire de ce corps qui hésite entre 15 tonnes de tristesse et l’inconsistance de l’absurde.
(…)