Archive pour mars, 2008

Mercredi 3 Janvier 2007 04h.52

Mercredi 19 mars 2008

Je le glisse dans toutes mes conversations puisque je ne peux en avoir avec lui. Juste une dizaine de minutes de son temps pour m’éviter de lui sacrifier des centaines d’heures du mien. Je ne lui demande pas de m’être agréable, juste de faire.. quelque chose. Au moins une claque – si c’est sa réponse . Tout sauf rien. Comprends-moi. Entendre le son de sa voix pour tenter d’y déceler antipathie ou sympathie – c’est là toute la question . Est-il avec ou contre moi ?

Oui, son contact suffit à me rendre dingue mais j’aimerais l’installer à une place moins souvent occupée. Je te fais visiter ?

Ah ce silence ! Pourquoi reste-il ainsi muet ? L’ai-je déjà effrayé ou a-t-il simplement oublié son portable ? Toutes ces questions sans réponses qui s’empilent, se multiplient, se ramifient, se divisent, saturent mon cerveau. Je perds la raison et le sens de la mesure. Une seule chose en tête: pourquoi se tait-il ? pourquoi se tait-il ? POURQUOI TE TAIS-TU ? Me voir dans un tel état pour si peu – son mutisme ne fais que le confirmer – m’agace profondément. Me perdre au point de donner de l’importance à quelqu’un qui ne prend même pas la peine de m’éviter malaise et ridicule ! Franchement, ne pourrais-je m’occuper intelligemment au lieu de focaliser sur lui ? Oui… Mais je n’arrive pas à me recentrer.
Il reste planté en moi, stupide et vide, sans autre utilité que de m’aveugler. Ouste !
N’avait-il rien à faire de mieux que de me charmer, de me baiser ?

(…)

Dimanche 16 Mars 2008 04h.45

Dimanche 16 mars 2008

Me suis-je enrayée ? – Non, c’est vérifié.
Vendredi très tard ou Samedi très tôt.
Je sais, je viens à peine de lui expliquer que nous ne coucherons plus ensemble, que je veux un mec à moi qui m’aime, que ça n’a rien à voir avec C., que je ne veux pas être là seulement lorsque d’autres n’occupent plus de place, que je ne veux pas non plus lui donner celle que je refuse pour moi, que 2 ans c’est déjà long, que je ne supporte pas d’être mise à l’écart 1 ou 2 mois ponctuellement, que le sexe ne m’attire plus autant qu’avant.
Et je sais qu’il vient de me dire qu’il respecte mon choix, qu’il est content que je lui explique cela comme ça, que cela ne vient pas de nul part, qu’il s’y attendait un peu, que j’ai ce discours depuis quelques temps déjà – il me semble lire dans son regard de l’admiration devant ma détermination .
Mais dans ses bras – je jure que je m’y suis pas installée pour ça – lorsqu’il glisse ses doigts sur ma poitrine et dit avoir très envie de m’embrasser, comment résister, ne pas franchir cette limite que je ne sais où placer ?
Un 1/4 d’heure ? 30 minutes ? Un si long baiser. Sa langue si grosse qui remplit ma bouche, qui tourne autour de la mienne, se glisse entre mes gencives et mes lèvres, caresse mes dents. Ses lèvres si douces. Sa barbe courte arrache sans fin la peau de mes joues. Je ne suis plus qu’une bouche à deux langues qui se vrillent l’une dans l’autre. Je respire difficilement. J’avale notre salive comme je peux. Par réflexe. Je suis toute entière buccale et plus rien n’a d’existence.
Ses mains larges et pesantes parcourent la peau de mon dos. Il contient mon bassin. Ses pectoraux et ses biceps délicieusement bombés. Je caresse si bien ses seins. Mon torse nu sur son lit. Sa bouche qui gobe mes tétons. Ses fesses creusées sur les côtés. Nos anus en simultané stimulés. Je veux qu’il éjacule en moi. Je viens d’avoir mes règles. 3 poussées.
Tu ne m’avais jamais embrassé comme ça. Viens sur moi.
J’adore faire l’amour avec toi, N.
Et après tu te sens bien.

J’aime sentir son foutre qui, s’écoulant de mon sexe, souille ma culotte lorsque je marche dans la rue.
J’aime sentir l’odeur forte du sperme qui s’échappe de mon entre-cuisses lorsque je m’assois sur la cuvette.
Je ne vais pas prendre de douche immédiatement – rituellement effacer toute trace d’intrusion .
Je le garde sur moi quelques heures.

Ce n’était pas prévu. Ce n’en était pas le but. Mais c’est un joli pied de nez.
Tu ne sais pas ce que tu manques..
Je sais que je suis passée tout près de toi cette nuit.
Tu dormais et ne le sauras jamais.

(…)

Dimanche 21 Janvier 2007 21h.35

Mercredi 5 mars 2008

Avec l’âge, leur but ne semble plus être la découverte - pour l’amour de la connaissance - mais l’élimination du doute de leur pensées. Se considérer comme, à priori, plus proche de la vérité, années après années. Pas le temps de se remettre en question. Comment sciemment détruire si l’on s’est persuadé que la reconstruction ne pourra nous profiter ?
Préservez-vous - pour l’amour de vous-même - , lâches !

Pleine de fantômes, aujourd’hui. Comme si je n’en avais pas déjà bien assez, j’anticipe et convoque ceux qui, par malchance, ne manqueront pas de venir grossir la procession qui m’accompagne d’ors et déjà. Je pense à vous que j’ai aimé (Tels que vous étiez / Tels que je vous percevais. Je vous aimerai toujours).
Triste sans savoir pourquoi, quoi (comme un dimanche).

(…)

Mercredi 06 Février 2008 18h.41/19h.41

Lundi 3 mars 2008

18h.41

Tu me fatigues..

Je piétines.
Je vais et je viens.
Je n’arrive pas à te laisser au loin.
Hier encore, j’ai essayé..
Aujourd’hui déjà, je le regrette(rais presque).
A quoi bon te quitter si tu ne me reviens pas ?

19h.41

Jette-moi, toi.
Fais-moi bien mal.
Sois odieux, s’il te plaît. Je ne le supporterai pas.
Je ne pourrai me plaindre de toi. Que de moi.

J’arrêterai de parler seule.
Tu ne me lis plus, n’est-ce pas ?

(…)

Samedi 11 mars 2006 18h.41

Samedi 1 mars 2008

Tu dors ?

Je viens de traverser le 20ème, toute seule, dans le froid.
J’ai passé, ce soir, quelques heures loin de toi – Ça me fait du bien. Je peux ensuite apprécier ton retour dans mes pensées. – dans un bar, à une petite table, tassée dans un coin avec la femme de ma vie. Relation maintenant platonique mais la voir est un plaisir suffisant – Je m’en satisfais .
Avant de m’endormir, je te rassemble auprès de moi.

Je t’espère libre demain.

(…)