Dimanche 16 Mars 2008 04h.45
Dimanche 16 mars 2008Me suis-je enrayée ? – Non, c’est vérifié.
Vendredi très tard ou Samedi très tôt.
Je sais, je viens à peine de lui expliquer que nous ne coucherons plus ensemble, que je veux un mec à moi qui m’aime, que ça n’a rien à voir avec C., que je ne veux pas être là seulement lorsque d’autres n’occupent plus de place, que je ne veux pas non plus lui donner celle que je refuse pour moi, que 2 ans c’est déjà long, que je ne supporte pas d’être mise à l’écart 1 ou 2 mois ponctuellement, que le sexe ne m’attire plus autant qu’avant.
Et je sais qu’il vient de me dire qu’il respecte mon choix, qu’il est content que je lui explique cela comme ça, que cela ne vient pas de nul part, qu’il s’y attendait un peu, que j’ai ce discours depuis quelques temps déjà – il me semble lire dans son regard de l’admiration devant ma détermination .
Mais dans ses bras – je jure que je m’y suis pas installée pour ça – lorsqu’il glisse ses doigts sur ma poitrine et dit avoir très envie de m’embrasser, comment résister, ne pas franchir cette limite que je ne sais où placer ?
Un 1/4 d’heure ? 30 minutes ? Un si long baiser. Sa langue si grosse qui remplit ma bouche, qui tourne autour de la mienne, se glisse entre mes gencives et mes lèvres, caresse mes dents. Ses lèvres si douces. Sa barbe courte arrache sans fin la peau de mes joues. Je ne suis plus qu’une bouche à deux langues qui se vrillent l’une dans l’autre. Je respire difficilement. J’avale notre salive comme je peux. Par réflexe. Je suis toute entière buccale et plus rien n’a d’existence.
Ses mains larges et pesantes parcourent la peau de mon dos. Il contient mon bassin. Ses pectoraux et ses biceps délicieusement bombés. Je caresse si bien ses seins. Mon torse nu sur son lit. Sa bouche qui gobe mes tétons. Ses fesses creusées sur les côtés. Nos anus en simultané stimulés. Je veux qu’il éjacule en moi. Je viens d’avoir mes règles. 3 poussées.
Tu ne m’avais jamais embrassé comme ça. Viens sur moi.
J’adore faire l’amour avec toi, N.
Et après tu te sens bien.
J’aime sentir son foutre qui, s’écoulant de mon sexe, souille ma culotte lorsque je marche dans la rue.
J’aime sentir l’odeur forte du sperme qui s’échappe de mon entre-cuisses lorsque je m’assois sur la cuvette.
Je ne vais pas prendre de douche immédiatement – rituellement effacer toute trace d’intrusion .
Je le garde sur moi quelques heures.
Ce n’était pas prévu. Ce n’en était pas le but. Mais c’est un joli pied de nez.
Tu ne sais pas ce que tu manques..
Je sais que je suis passée tout près de toi cette nuit.
Tu dormais et ne le sauras jamais.
(…)
Tags: en chaleur humaine, explication, sérénité, un problème = une solution