Archive pour mars, 2008

Jeudi 28 Décembre 2006 01h.43

Lundi 31 mars 2008

J’ai des gants en cuir noir. Doublés de soie grise.
Des gants d’étrangleur.

(…)

Vendredi 14 Mars 2008 18h.47

Dimanche 30 mars 2008

FAIS-MOI PENSER À NE PAS ÊTRE LÀ LA PROCHAINE FOIS QU’IL DAIGNERA VOULOIR DE MOI.

(…)

Samedi 24 Novembre 2007 20h20

Vendredi 28 mars 2008

..Dans ces cas-là, quand je suis chez moi, ce que je fais, c’est rester dans mon lit. Et je me branle en permanence…

Je me branlais moi aussi très souvent quand je ne trouvais rien de mieux à faire. Le problème c’est qu’à la longue, sans m’en apercevoir, j’ai fini par associer branlette & mal-être. Quand je vais bien, ça me laisse un sale goût. Quand je retombe, je sais très bien pourquoi je le fais: pour m’occuper. Je m’endors après, ça passe le temps . Je ne peux pas me duper bien longtemps. Je me regarde de loin, froidement, alors je me trouve d’autant plus minable.
Je trouve dommage de délibérément gangrener ce qui devrait ne rester que pur plaisir.
Cette technique ne me convient plus.

(…)

Jeudi 14 Décembre 2006 22h.

Jeudi 27 mars 2008

(Une nuit, à Paris, avec J.)

Je suis en retard. Comme d’habitude, mais comment faire autrement ? Alors je cours. On pourrait croire que je marche, mais je cours. J’avance en équilibre sur la ligne de partage qui s’étire entre la marche et la course. Je cherche la démarche aérodynamique qui me fera arriver plus rapidement auprès de lui. Je la trouve. Je la tiens. Plus vite, plus vite encore (Plus vite mon corps !).
Je croise des hommes qui me regardent et s’arrêtent pour me laisser filer. L’un d’entre eux pousse une petite exclamation lorsqu’il m’aperçoit.
Je cherche à gagner du temps en raccourcissant mon trajet. Est-ce bien ce que je fais ? Est-ce encore loin ? Quand arriverais-je ? Je fatigue. Enfin, cette rue. Est-ce bien celle-ci ? Voilà, c’est là. N°17. C’est au N°9.
J’ai si chaud !

Doucement dorénavant.. profitons de l’instant…

Ouvrez-moi.

Je le vois. Je m’approche. Je brouillone parce que j’ai peur de lui déplaire. Trouver un sujet de conversation, vite ! À défaut, trouver à boire me laissera un peu de répit.
Il faut bien qu’il s’occupe lui aussi. Lorsque je reviens plus calme il parle avec.. Qui sont-ils ? Je ne sais pas. Je ne sais pas m’intégrer aux groupes. Je ne peux pas. J’attends. Comme souvent, la meilleure occupation reste l’observation.
Je lui montre des croquis fait dans l’après-midi au Muséum d’histoire naturelle. Et comme j’apprécie lorsqu’il me dit ≃ Mais M.. Ça fait longtemps que je n’ai pas vu de dessins de toi. Tu te débrouilles vraiment bien ! .

Oui. Montons puisqu’il le propose.
Un canapé désœuvré nous attend au coin de l’escalier. Parfait ! Ni trop près, ni trop loin. Il y a juste la place qu’il faut pour nos corps.
Je le sens à quelques endroits contre moi. Il ne me gène pas, loin de là.
Je pense à une conversation que nous avons eu H. ( j’aime le “y” de son nom, sa queue courbée lui donne un air racé) et moi (Le Look bar, il faudra que je l’y emmène). Une même situation: la nuit, à deux, à l’étage d’un bar, à discuter avant de coucher. Un couple que nous observons, que nous écoutons. Une fille dodue qui s’effondre presque sur un petit homme, ramassé dans son fauteuil. Elle a envie de lui. Tout son corps attiré. Lui semble peu coopératif. Lorsqu’il le lui signifie trop clairement, elle se redresse, soudainement. Avant de reprendre le même chemin. Un balancement hypnotisant, une parade amoureuse stérile.
C’est pourquoi je ne me penche pas sur lui et j’aime lorsqu’il plonge vers moi.

Il parle de sa famille (je me trompe). J’aime qu’il parle de lui. Évidemment, lorsqu’il raconte son père (qui est un peu fou - J’ai si peur de la folie. La profonde, celle que l’on ne maîtrise pas ), sa mère (qui est psychiatre - J’y suis irrésonnablement allergique ), son frère (qui est handicapé – Pour la première fois pouvoir comparer ), il ne raconte pas vraiment sa sœur (Je parle peu de mon autre frère), il ne me parle que de lui.
Je ne comprends pas tout, sans doute.
Je déforme. Je transforme. Je compare. J’assimile.
Je rapproche.
Comme j’ai envie de toi !

Testons son aptitude d’adaptation.
Viens. Je lui propose une excursion en Jungle Intelligente (=Humaine, maintenant il le sait). Quelques pas prudemment.. C’est surprenant, nous ne nous connaissons pas mais il parait me suivre avec aisance, mieux même que tout ceux auparavant invités. Il ne me suit pas bêtement. Il écoute, me semble-t-il, attentivement, en restant critique. Voilà un échange intéressant, délectons-nous (l’inconsistance m’ennuie et je me décompose).
Comme j’ai envie de toi !

Non, je ne suis pas si forte. Certes mes fondations sont profondément enfouies, difficilement accessibles (pourraient-elles l’être ?). Elles ne craignent rien. Le reste est un fil de ver à soie. C’aurait pu être agréable à habiter si le cocon avait pu être terminé. Mais le fil, trop sensible, sans cesse se casse. Je ne m’en plains pas tout à fait: je pourrais sans doute tisser plus rapidement. Combien de sensations, de sentiments n’aurais-je expérimenté alors ?
Les autres me font souffrir, souvent. J’accepte les blessures que je reçois – que certains refuseraient catégoriquement de porter . En contrepartie, je crois mes jouissances plus nombreuses et plus fortes.
Je me remets parfois difficilement du négatif comme du positif, mais:
• je ne peut être sûre de ce qui m’attends derrière la porte (ouvrons-la),
• je ne sais pas faire autrement,
• je me plais assez finalement .
Regarde-moi.. ?
Comme j’ai envie de toi !

– Aux toilettes.
Il n’est plus là. Mon cerveau doit s’occuper autrement.
Je suis seule et j’ai face à moi 3 (ou 4) canapés, occupés par (2 X 2) + 1 = 5 hommes. Que puis-je faire (à part boire, fumer, tripoter mon téléphone) ? Me mettre à leur place et imaginer qu’il y en a au moins 1 sur les 5 qui a – eu – envie de moi (si ça avait été des filles ça aurait été de lui..), qui nous a observés et qui s’est dit que nous n’avions pas besoin de faire tout ce cinéma puisque nous allions certainement finir la nuit ensemble. J’espère qu’il n’a pas pensé que, comme ça, de loin, je ressemblais à une Marie-(ch’t’ai-payé-kelk’-bières-alors-)couche-toi-là. Lui ne craint rien. S’il y en a 1 (je serai celui-là), ce sera celui qui est seul. Les autres ont dû porter leur attention sur le deuxième composant de leur paire.
Quel pouvoir à mon attraction ?
Ha, le voilà ! –

Je le vois, il glisse le long du dossier. Vers moi. Je ne pense plus au couple du Look bar. Mon cerveau ne peut se détacher de lui. Rien d’autre que son corps qui s’approche du mien. Un centimètre de plus.. A-t-il conscience de l’effet que cela procure ? Encore un millimètre.. Est-ce fait volontairement ?
Il est si proche de moi!
Comme j’ai envie de toi !
(Mes yeux jaunissent. Mes dents s’allongent. Mes oreilles grandissent.
Je me sens grand méchant.
Je vais le dévorer – où est son chaperon ? – et j’en ai déjà plein la bouche.)

Enfin !
(Je ne sais comment) ses lèvres sur les miennes..
Dissous-moi.
Finissons ce que nous avions commencé…
Chaleur et satiné.. Ah ! Le toucher.
Calme-moi ou je vais le violer sur ce canapé.
Tant pis pour les futurs frustrés.

Enchainement sans transition sur quelques mises au point (évasives parfois), quelques questions.
C’est un peu rude, après ce qui vient de se passer ? Nécessaire pourtant – pour moi.
Pas de cette façon là ? Avant, c’aurait été ridiculement prétentieux – spéculations et prédictions ôtent tout charme à l’imprévu, n’est-ce pas ? . Après, trop tard – je ne veux pas lui en vouloir .
Déstabilisant, parce qu’un peu surprenant ? Il n’a pas l’air trop embarrassé .
Oui ou non, est-il prêt à assumer le fait d’avoir couché avec moi ?
Il ne sait pas répondre, c’est vrai – mais cette indécision est l’une de ses spécialités .
Devrais-je me taire et l’embrasser – de peur de tout piétiner ?

L’air libre et frais nous fera du bien.
Viens.

Droite, gauche, droite. Avenue Daumesnil, il n’est pas encore perdu. Il rentrera chez lui – et moi ? . Pour les prolongations ce sera là-bas ou ici. Alors je ne me pose pas de questions. Marcher de nuit ne me dérange pas.
J’aime le faire auprès d’hommes attirants – Les premières fois, particulièrement. Avant l’horrible vulgarisation . Cela me semble valorisant. Leur charme débordant doit m’avoir – au moins un peu.. – améliorée. Comment leur plairais-je autrement ?
Très souvent, je nous imagine plus âgés, ensemble depuis des années, sortant d’une soirée avec ou sans amis, avec ou sans enfants.. Brillants. Et je trouve ça rassurant d’avoir toujours tant envie d’eux.
Je trouve ça léger.
Et amusant.

Une rose au sol, aux pétales tranchés. Qu’il ramasse et qu’il m’offre. Frivole et singulière.
Quelle signification peut avoir une telle fleur ?

Et puisque j’ai envie de lui, je le regarde et lui souris. Provocasssssions.. Ses yeux s’étirent. Ses pupilles disparaissent presqu’entre ses paupières. Je n’y peux résister – rien ne transparaîtera . Je joue le jeu, juste pour me faire une idée du désir qu’il a de moi.
Lequel y succombera le premier ?

(…)

Jeudi 4 Janvier 2007 20h.24

Mardi 25 mars 2008

Après.

Je suis – j’ai choisi – le diable qui sort de sa boîte avec toujours le même entrain. Chouette ! Chouette ! Chouette ! Quelqu’un me demande. Quelqu’un m’attend ? On m’a choisie. J’arrive. J’ai mis mon plus beau sourire. Regarde-moi ! Je bondis hors de mon cube, pour moi, petit. Lumière: chaleur et reconnaissance. Tout ça pour moi ? Je vais sauter sur toi qui vient de m’éblouir. Je vais faire une guirlande de fleurs et la donner…
Oh ! A qui ?

Je me lance. Ils m’écrasent.
Lorsqu’on m’appelle ce n’est que pour me renvoyer au marteau, sonnée, dans l’obscurité. Jack in the Box livré dans sa chaise à torture à ceux qui voudront bien profiter de sa naïveté.
J’aurais dû m’y attendre, je sais. A force de coups répétés peut-être cela finira-t-il par entrer.
(Les Vagues. Oh ! Les Vagues… ).

J’en ai un peu marre de vous laisser me ratatiner.
Je vieillis. Je m’assèche. Je me ternifie.
Je vois mon reflet et je me dis que je vieillis.
Si grise, si rêche, si dure.

Un peu d’ironie.
Si j’avais encore sa basse chez moi je pourrais – me défouler, me défrustrer – réaliser le fantasme de P. Je m’empalerais sur le manche, la crosse où cela me serait possible… et la lui rendrais ainsi souillée.

(…)

Vendredi 26 Octobre 2007 06h.29

Jeudi 20 mars 2008

Ne te méprends pas. Je ne suis pas amoureuse de C. .
Le fait qu’il m’ai manqué – si, les premiers jours – ne prouve rien d’autre que le fait que je m’habitue vite à une présence quelle qu’elle soit – et présent, il l’était sacrément . J’aurais pu finir étouffée entre ses mains sur ma nuque, ses manies de vieux garçon, ses vinyles et ses sautes d’humeur – et que, comme souvent dans les cas d’accoutumance, de l’absence nait un manque.
Je ne nie pas l’avoir trouvé charmant. S’il ne l’avait pas été, cela se serait passé bien autrement.
Je reconnais avoir – pris plaisir à m’ – imaginé – er – former un couple – naturellement ,(presque) parfait – lui & moi. Pourquoi m’en serais-je privée ? Il ne paraît pas totalement insensé de se demander si celui qui partage, pour quelques jours, vos nuits ne pourrait en passer un peu plus en votre compagnie.
J’avouerais même, si j’en était tout à fait sûre – est-ce le cas ? – , que j’aurais aimé pouvoir le rendre irrémédiablement attaché à moi – sans contraintes, simplement par goût..
Mais, sois-en assuré, je ne suis pas plus amoureuse de C. que de n’importe quel homme sachant se montrer agréable avec moi. Nope, dude !

Je me souviens maintenant pourquoi je lui parlais si peu de moi. Je n’avais pas envie de l’entendre dire ” Quoi ? Tu es/fais/aimes ça..?? Nan ! C’est vraiment trop nul, pourtant…”. Je l’aurais automatiquement traduit par “T’es vraiment trop nulle…”. Je ne l’aurais pas supporté.
J’ai eu ce même réflexe durant cette semaine.

(…)