Une journée chez toi à Upie (une petite révolution).
9 fois (rythmiquement, j’entends).
Aller.
Chez moi to Montmeyran, sans problème. Crevaison sur un bac à fleurs. Ma première roue changée. Seule. Les mains noires. Le froid. Montmeyran to Upie. Help ! Viens me chercher, stp. Upie to Chez toi. Enfin..
Discussion (et pour toi, lecture Mac-inale obligée) au salon avec un thé. Prolongée dans ta chambre. 1, 2, 3 avant manger. La cloche du dîner. A table avec ton frère et ta mam’s. 1, 2 avant que tu partes. Pause sans toi, seule au salon. 1 sur canapé avant de dormir. Assortiment de gâteaux au lit. Dormir. Rêver: les deux dents de devant en moins, qu’il est triste ton départ en avion pour la Nouvelle-Calédonie (est-ce bien toi qui disparaît ?). 1 au réveil. Douche. Ratée (fatigué !) sous la douche interrompue par un de tes potes qui cherche âme qui vive dans cette maison. Café à 4 sur la terrasse au soleil. Vélo à 2, route et forêt (lumière doré léger). Café bis. 1, 2 (interrompue par ton frère, Qu’est-ce que tu fais mon frère ?) avant de partir.
La dernière est la meilleure, celle que j’attendais.
Retour.
Impossible de me rassembler. Vide & pleine, simultanément.
Etre tentée, plus d’une fois, de me faire avaler par les bordures, les voitures, les murs, les poids lourds, les barrières de sécurité.
Des gyrophares bleus dans la nuit, de l’autre côté.
Un morceau de moi reste avec eux – Est-ce moi dans ce miroir ?
Comme j’en ai chié pour rentrer: à en pleurer sur l’autoroute !
Perception – plus – altérée.
– Mon cerveau modèle mon corps, on l’aura compris.
Si habilement, si profondément que je le ressens vraiment, physiquement.
Les doigts dans la prise, je suis fascinée, hypnotisée par l’absurdité des évènements auxquels je devrais me laisser aller. Ne pas disjoncter. Des morceaux de moi sont restés collés à divers endroits. Je me sème lorsque j’angoisse. Ma chair, mes nerfs se distendent tout le temps que je ne peux me défaire de Vous, de Ça. Mon cœur écartelé (cf. le christ crucifié). Plus qu’à attendre. Viendra le moment où, comme sur un ressort, mes entrailles réintègreront leur place initiale et naturelle.
La folie s’évaporera. –
P.S. à ma robe noire: Si tu es morte sache que tu ne l’es pas pour rien.
(…)
Tags: cerveau, victime, reproduction, fascination, en chaleur humaine