Jeudi 18 Octobre 2007 20h.47
Lundi 21 janvier 2008pAris. Une carte de Paris qui se remplit.
Une semaine avec C. .
Je suis seule dans son appartement. Je ne peux que penser à lui, évidemment. Qui ne vient pas.
Voudrait-il que je lui file entre les doigts ? Claquer la porte le matin en disant Bonne journée et le soir retrouver un appartement vide. Pas une trace d’un quelconque passage. Pas d’incongru. Pas d’intruse. Rien d’autre que sa présence. Ses vinyles. Sa robe de chambre immense. Ses thés au lait et ses cappucinos. Ses rideaux toujours tirés. Son lit pour deux personnes. Son estampe érotique japonaise. Son sèche-cheveux. Sa salle de bain minuscule. Des vinyles encore et toujours. Des piles de livres, cd, dvd.. Des lumières affreuses qu’il ne faut jamais allumer. Des chemises et des jeans un peu partout en train de sécher. Du jambon blanc ou cuit volé au supermarché. Du savon pour les mains dont il ne faut pas trop se servir. Un torchon sur lequel il ne faut pas trop s’essuyer. Des traces de lait et des miettes qu’il ne faut pas trop nettoyer. Des toilettes dont il faut toujours fermer la porte (sinon on entend un bruit désagréable d’eau qui goutte – c’est énervant !). Une couette blanche qu’il faut replacer pendant la journée, à plat sur le matelas. Des coussins sur les tabourets. Du pain à décongeler. De la mousse à la crème de marron qu’il ne mange jamais. Du thé tchaï qu’il faut faire infuser dans du lait ! Des tasses toujours beaucoup trop chaudes pour être bues avant 5 minutes de refroidissement. Du B2O: Booba – Biatche ! Du krautrock. Du dubstep. The amazing Bud Powell. How I met your mother et Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Du lubrifiant Shunga goût cerise gourmande – volé lui aussi ? . Une pochette russe – la pochette originale y a été redessinée pour contourner l’interdiction de reproduction. Des hortensias séchés. Un seul verre à vin à pied. Une seule flûte à champagne. Un homme les yeux bandés. Une cuisine à l’américaine avec un plan de travail pour géants. Un synthé récupéré de sa soeur. Et des dessins (d’enfant-s ?).
Non. Ce n’est qu’une histoire que je me suis racontée. Puisque tu m’appelles, puisque tu es là et que je t’entends déjà râler – Non, pas contre moi, tu ne râles pas contre moi. Je sais que tu le pourrais et me sais gré de ta grâce .
Oui. Tu m’as été très agréable. Tu as bien effacé le si mauvais dernier souvenir que tu m’avais donné. Voilà pourquoi je ne suis pas vraiment triste de te laisser t’en aller.
Une chose encore : Ne t’énerves pas comme ça.
Du calme, C., du calme..
(…)
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