Archive pour janvier, 2008
Vendredi 25 janvier 2008
Je ne peux vous laisser me faire des compliments. Je ne supporte pas de vous entendre me dire que je suis attirante, amusante, intéressante ou fascinante. Si absurde ! Pourquoi ne tombez-vous pas immédiatement, irrémédiablement amoureux de moi si c’est là ce que vous pensez ?
Soit vous mentez – avec intention(s) ou non.
Soit je n’y comprends rien.
Le comble de ce genre de déclaration ? H. qui, lorsque nous nous appelions encore, m’avait dit que je lui étais “indispensable”.
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Publié dans # H., blablabla.., • 2007.01 | Aucun commentaire »
Tags: des claques!, flatterie, hypocrisie
Mercredi 23 janvier 2008
Comme j’ai mal ! Mon visage ! Mon nez s’est enfoncé entre mes yeux, il est remonté jusqu’à mon cerveau. Ma mâchoire, luxée, se distord sous la pression de mes dents, enflées. Je laisserais volontiers ma tête pendre le long de mon cou mais il me faudrait alors m’égorger. Est-ce bien la solution ?
Je pourrais prendre un cachet, bien sûr, mais j’aime à penser qu’il m’est possible de ne ressentir aucune douleur, si je le veux..
(Merteuil s’enfonçait bien les pointes d’une fourchette sous les ongles – elle n’est pas un exemple.
Je peux me laisser souffrir un peu, si je le veux..
Voilà ma définition personnelle du sado-masochisme.)
Développons..
Voilà tout l’intérêt et la perversité de ce genre de jeux, lorsqu’ils sont subtilement (pourquoi se contenter de peu ?) interprétés: le dominant ne l’est que parce que le dominé accepte de lui laisser croire que cette place lui est due. Qui, dans ce cas, a l’ascendant sur l’autre ? Et si celui-ci s’enivre trop évidemment de son pouvoir sous-jacent, les rapports s’inversent… Sachant cela profites-en, mais raisonnablement… Ce retournement s’appliquerait-il tout autant à celui qui, en apparence, manipule le corps qu’on lui abandonne ? S’il se laisse subjuguer par l’emprise latente qui s’en exhale, ne s’abimera-t-il pas alors dans une contemplation passive qui le fera s’effacer au bénéfice de son rival.
Oui! Je trouve cela supremmement excitant !
(Très difficile à réaliser, c’est vrai.
De l’exigence naît une jouissance si forte !
J’aime à passer outre tous ces efforts..)
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Publié dans blablabla.., en +, • 2006.12 | Aucun commentaire »
Tags: angine, définition, endurer, fascination, masochisme, retournement de situation
Lundi 21 janvier 2008
pAris. Une carte de Paris qui se remplit.
Une semaine avec C. .
Je suis seule dans son appartement. Je ne peux que penser à lui, évidemment. Qui ne vient pas.
Voudrait-il que je lui file entre les doigts ? Claquer la porte le matin en disant Bonne journée et le soir retrouver un appartement vide. Pas une trace d’un quelconque passage. Pas d’incongru. Pas d’intruse. Rien d’autre que sa présence. Ses vinyles. Sa robe de chambre immense. Ses thés au lait et ses cappucinos. Ses rideaux toujours tirés. Son lit pour deux personnes. Son estampe érotique japonaise. Son sèche-cheveux. Sa salle de bain minuscule. Des vinyles encore et toujours. Des piles de livres, cd, dvd.. Des lumières affreuses qu’il ne faut jamais allumer. Des chemises et des jeans un peu partout en train de sécher. Du jambon blanc ou cuit volé au supermarché. Du savon pour les mains dont il ne faut pas trop se servir. Un torchon sur lequel il ne faut pas trop s’essuyer. Des traces de lait et des miettes qu’il ne faut pas trop nettoyer. Des toilettes dont il faut toujours fermer la porte (sinon on entend un bruit désagréable d’eau qui goutte – c’est énervant !). Une couette blanche qu’il faut replacer pendant la journée, à plat sur le matelas. Des coussins sur les tabourets. Du pain à décongeler. De la mousse à la crème de marron qu’il ne mange jamais. Du thé tchaï qu’il faut faire infuser dans du lait ! Des tasses toujours beaucoup trop chaudes pour être bues avant 5 minutes de refroidissement. Du B2O: Booba – Biatche ! Du krautrock. Du dubstep. The amazing Bud Powell. How I met your mother et Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Du lubrifiant Shunga goût cerise gourmande – volé lui aussi ? . Une pochette russe – la pochette originale y a été redessinée pour contourner l’interdiction de reproduction. Des hortensias séchés. Un seul verre à vin à pied. Une seule flûte à champagne. Un homme les yeux bandés. Une cuisine à l’américaine avec un plan de travail pour géants. Un synthé récupéré de sa soeur. Et des dessins (d’enfant-s ?).
Non. Ce n’est qu’une histoire que je me suis racontée. Puisque tu m’appelles, puisque tu es là et que je t’entends déjà râler – Non, pas contre moi, tu ne râles pas contre moi. Je sais que tu le pourrais et me sais gré de ta grâce .
Oui. Tu m’as été très agréable. Tu as bien effacé le si mauvais dernier souvenir que tu m’avais donné. Voilà pourquoi je ne suis pas vraiment triste de te laisser t’en aller.
Une chose encore : Ne t’énerves pas comme ça.
Du calme, C., du calme..
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Publié dans # C., blablabla.., • 2007.10 | Aucun commentaire »
Tags: absence, définition, Paris, portrait
Lundi 14 janvier 2008
J’enlève tout devant toi.
Être nue.
En trembler de désir et de rage.
Pourquoi celui qui sait si bien me donner envie de me déshabiller
ne peut-il pas me prendre ainsi ?
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Publié dans # H., blablabla.., • 2006.05 | Aucun commentaire »
Tags: frustration, nudité
Dimanche 13 janvier 2008
Comme une image.
Fin du film, place à la réalité. Depuis le temps que l’envie de fumer me suivait, insistante (comme une ombre), je sors et j’allume une cigarette. Lumière plongeant sur des petites feuilles vertes ou violacées. Fumée s’envolant dans le ciel noir. Sensations – Une multitude de détails captivants. Une infinité de pièges à réflexions.
Partout. Tellement ! Quel vertige me prends lorsque j’essaye de visualiser… Tant et tant ! Comment ? Et moi ? Où ça ?
– Je le reconnais, ce chemin là mène à ma folie.
Pourquoi mon cerveau s’effondre-t-il, écrasé sous le poids d’expérimentations qui semblent vous laisser indifférents ?
Suis-je folle ? Suis-je seule, vraiment ? Suis-je si différente de vous ?
Si l’un d’entre vous était partit du même point que moi, en serait-il au même endroit ?
Lorsqu’I. sort lui aussi de chez moi fumer sa clope a-t-il le même genre de pensées ?
Comme une image & Anything else: les derniers films que j’ai vu, I., N. :les dernières conversations que j’ai eu, So broken, Quelque chose, Pieces, I fall in love too easily, Just one of those things, etc..
Apparemment, d’autres expriment des choses que je comprends, pour les avoir experimentées.
Rassurée !
Ne surtout pas douter.
Lorsque j’explique à P. ce raisonnement, quelques minutes plus tard, pourquoi faut-il qu’il me dise:
P’tain, quand tu vois un film, toi, ça va chercher loin ! Moi, j’aurais éteint la télé, pensé: Ouai.. Film de merde. , et serais allé fumer ma clope. C’est tout.
Toujours rassurée ?
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Publié dans blablabla.., en +, • 2007.01 | Aucun commentaire »
Tags: cerveau, douter, fumer, un problème = une solution, une solution = un problème
Samedi 12 janvier 2008
Ma chair… je vais mourir.
Je vais mourir, mais pas tout de suite. Mon corps, mes seins, ma main dans le vide. Le néant. Rien d’autre. Moi, sans sensations, le cerveau gelé. La peur du vide.
Alors: Saturer l’espace d’objets, remplir le temps d’hommes et donner de l’importance au moindre élément (sélectionner tout de même). Peu importe. Pouvoir se laisser captiver par le plus petit d’entre eux si lui seul m’est accessible. Et s’il le faut, se rapprocher encore, coller son nez à la toile, pour trouver absolument quelque chose ou quelqu’un qui veuille bien me charmer, m’hypnotiser, un moment.
Voilà ! Je suis occupée.
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Publié dans blablabla.., en +, • 2006.06 | Aucun commentaire »
Tags: cerveau, décomposition, saturation, un problème = une solution, vide